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Trace rmx

Grand visage statuaire
tourné vers quelque chose
on ne peut plus voir
on ne peut entendre
dont on ne peut parler
quand l'ivraie du dédain repousse la Parole
géométrie sens dessus dessous de l'étendue
un visage réduit à des formes élémentaires

les table reçues à peine furent brisées
devant l'antique seuil
sous le fronton oriental de la mémoire
le regard déposé dans la nuit millénaire
revient chargé d'histoire
qui ont la couleur de nos rêves
ils nous ont devancés

l'épopée matinale aux effluves de thym
languissant d'effeuillage l'\oe uvre des maîtres
j'arpente les allées de la bibliothèque
la pensée aux rivages de l'antiquité
dans les ports autour de la Méditerranée
e il naufragar m'è dolce in questo mare}
où que nous allions
à la pointe de l'offrande
aux vastes contrées du soir
où l'ange du dénouement
dans des cages
inhabitables rendues
aux banlieues de София
souverainement l'élan
sur le bord de la mer Noire
assemble ce que le jour envoie
de rares néons clignent
avant la confiance de venir
obscur éclair inscrire
le mécanisme déconstruit de la souffrance
(retard possible du pardon imprononcé)
laisse dans la bouche un goût de cendres froides
que plus rien empêche la brume dissiper
sinon la foi que rien a certifiée
d'où viennent les pleurs les pleurs et les rires
en contre bas des monts pousse une vraie vigne
l'automne un sarment revient
l'ombre étendre en consolation
la forge croix de fer au soleil d'adieux
si l'archipel des pluies rigole un canal
on irait pour cueillir les gouttes de dégel
un oiseau becte des graines sur le rebord
et celles qui tombent à terre sont des fleurs
mésange à sa rencontre par inadvertance
béton délavé sur le bord des meurtrières
miséricordieux éclats de plumes
jaune en tailleur Nelly dessous la neige tombe
des parterres de glace sont des bras de mer
évadés outrages nous ramènent le sel
de la mine asséchée retenus tes yeux
si des annonciations apeurées la démentent
sa visitation de nous métamorphose
retenue d'être en son immanence logique
transcendant l'éternité