Repose-moi
parmi les glyphes entre les joncs
dansons
des notes arbitraires au-delà
abritent à l'ombre du doute
avec celle resplendit déjà
esquissent encor pour l'autre
vient chez nous comme un étranger
l'appel et répondre
lui donne créance
l'abandonne
Plénitude esquive passive
l'image demain en chantier
l'indigne rareté de sel
chanter tu sais l'odyssée
porte son choix souverainement tu
malgré tout lui restes
envoi le suscite au cœur du néant
au cours des yeux prolongent l'accès
ils contournent ainsi les rives indécises
flânant dans la largeur inespérée des bras
de l'Arve les ponts mesure déployée
élancés dans l'espace fluvial comblé
des pépites innondées la métamorphose
des orpailleurs calligraphient les délices
d'accomplissement cérémonieux aux temps
qui a donné aspect dicible
aux silences du crépuscule spirituel
en-deçà des pratiques saisonnières
lumière des fleurs elle s'attarde
de la fenêtre un véhicule aux feux
la nuit s'avoue libre et en répond
des écumes désignées ouvrent la route
à l'irruption messianique son noir sillage
la clameur d'évasion proteste ton chant
les mots soient revêtus de langue isaïque
l'apparition sœur surgit la myrrhe nubile
où l'ivraie du dédain repousse la parole
géométrie sens dessus dessous du paysage
un visage réduit à des formes élémentaires
un brandon d'argile dressée la terre creuse
poterie infime démesuré l'espace autour
lui permette dévoiler en sa venue
l'invite à de sa part souffrante
d'immolation tendre tribunal le feu
dans la séparation des vivants et des morts
adhèrent en attente du levant et du couchant
l'éclosion des fruits de la nuit expose
à l'ajournement de l'encre la terre ferme
déborde la peine remise à l'ouvrage
allégement le poème cueillir des immanences
aujourd'hui recommence son éviction
sans l'emportement aveugle des formes
ineffablement décrites comme mégarde
à l'écoute laisser de désespoir
rivage tant aimé pour un autre
que le phare avance sur le promontoire
porté aux écumes un esquif à la renverse
si le cordage fermement tient au mât
se dévoile maintenant ce qui n'est pas
dans la tempête entre des plages de sérénité
visibles deviennent les épaves de sagex
la fente des vagues jusqu'au débarcadère
des mystères à l'avenir donne de radier
que nous prenions soin de l'appécier
abonde la nuit remémorant le dire
des traces infinies emportent-moi
pour l'hétaïre dialogue à rebours
échouer défait par bribes
récolte perdue d'onguents défaits
balancement aux aguets d'une vue saisissable
des ramures la nevralgie enfin déployée
un passage aux effusions est ouvert
présente nous sentions ses écritures
l'impression nous la dévoilions en prime
ainsi nôtre aussi soit autre
l'épiphanie dépassement phonétique
l'étrangeté migration spirituelle
l'estuaire en place dans l'eau investie
le détachent des métastases immondes
que peu d'extases innondent partir
le chant emplir les archets épigones
de ta légèreté sache danser l'entente
autour inimmitable approche côtière
des lacs sous l'emprise d'ensemble
des hauteurs retenir la strophe vertigineuse
tombent d'Isaïe sous d'impérieux édits
assumant égosillé la divine volonté
la prophétique lumière en délibération
en sa parole attèle un autre jour à l'improviste
un oiseau bècte des graines sur le rebord
et celles qui tombent à terre sont des fleurs
droit tenir échafaudage levé de terre
qu'affaissement confiant le dénouement
touchée grâce rend la relève couronnée
marial vibre le chant magifique
haute étamine gorgée de sève du calice
et corollaire de pétales colorés
dans les frimas glacés du matin l'automne
l'année laisse une empreinte imprononcée
sous les incidences de la loi poétique
dehors un visage prend la forme le manque
don du soleil l'aumône aux pauvres le vent souffle
s'il fait beau le jour encore plus que le rêve
ne souffrant plus en taire la récolte
concevoir inconséquent manifeste aimant
en l’état seconde écume journalière
abonde en silence victorieuse éprouve
convenir trop sûr sentier un mot jusqu’oubli
l’or frayé d’animaux lumineux délivrés
le chant dont la gent ailée sans doute est partie
au cours de l’histoire je vis en ce moment
quelques attraits au-delà de l’orbe destinale
rationalité criminelle où le temps sème
amoureusement entre les grilles syntaxiques
sur les toxicomanes avec indulgence
pour l’hédonisme étriqué des addictions
géométrie forcée du paysage à l’oeuvre
décors épuisant d’injonctions asservies
la peur mise en commun règne civil de l’ordre
ce doit être le décalage horaire
qui ressemble le jour à la nuit
encore inconnue l'autre destination
d'or dissémine la règle de l'attirance
amples mouvements des mains afghanes
guidés en amour affluer nous transperçant
la saveur irraisonnée à peine être là
déjà du soir subsiste la combinaison
des syllabes aux frondaisons lointaines
l'asymétrie fondamentale de l'écrit
désœuvrement exister en lecture
aller - y pénètrent malgré les sévices crus
déliés aux indécisions nous reviennent
delta aux confluences ramifications
des fiançailles se répartissent les rives
de leur unification les palmes se voilent
noire apparaître jubilation passée
vivante effluve un merle juste un timbre pose
et la chambre par la fenêtre illuminée
dans l'initiale permanence advient lui
fuyantes nervures touchées du doigt
devenues grandes les remplirent de semence
pendant la marée acablé le coquillage
les barreaux métalliques de l’âme entravée
un apaisement d’une paume prodigué
devant la gifle seigneuriale venir
des offenses apprises à nous pardonner
il y a peut-être ici quelque chose native
une imperceptible étrangeté — ne saurait-
on percevoir une absence bactérielle
fixer avec justesse la tonalité
une fois pour toutes — dire elle est comme ci
comme ça — oui mais elle peut être ici
de ce fatras ornemental enfin débarassé
un jour les rizières de délectation
le retour en esprit des lieux l'étonnement
latence écœurement d'annihiler désintègre
plein de projets avortés comme de renaître
l'horreur qui en revient semble d'étouffer
et moi donc amorcer au caveau la descente
seul le silence est pur comme est aussi l'absence
respire en échange la langue omnisciente
et l'impétuosité de l'ombre extravagante
expose chaque enfant vulnérable protège
l'impression est apprise évocable plus tard
le printannier réveil donne la vue et l'ouïe
sont remises à ceux ils étaient condamnés
derrière la tente dévoilée de Cham
enfant maudit de l'ivresse diluvienne
implore pitié recommencée du Rhône
profonde misère dans mon déambulatoire
avoir part au sceau de l'effacement ensemble
pénitence nous laisse pour une autre fois
tremble donc désincarcération tenue
en la flamme néophyte le pourvoit étend
le repos attendu et l'amitié fidèle
les seuls la nuit avec le ronronnement du chat
le béton délavé au bord des meurtrières
mésange à sa rencontre par inadvertance
miséricordieux éclats de plumes noires
ciel en tailleur Nelly dessous la neige tombe
des parterres de glace sont des bras de mer
s'évadé outrages nous ramène le sel
de la mine asséchée retenue tes yeux
si vos annonciations apeurées la démentent
sa visitation de nous métamorphose
prétention avant même l'étendue des bras
trop angulaire liaison des mains fort jointes
entre des vers dérobés au front tenir tête
sous des pylônes acheminant les fusions
de l'atome uranique régulièrement
refroidissements bouffées du dôme liberté
envisager autre usage
sa justice accueille
bienveillant dérobement
dont nous répondons
le Danube ainsi pas changer en sang
pour empêcher l'innocent holocauste rien
relève devienne aux sources inhumaines
mesurable travail de force survivance
et puis souffle de cendres amenuisées
aussi rationnellement exténuées
énoncées hors du mutisme avant la perte